Mygales

Parfois confondues, mygale et tarentule sont deux espèces d’araignées très différentes. Comment les reconnaître ?

 

 

Les anglophones nomment tarantula les araignées que les francophones nomment mygale. Certains ouvrages de vulgarisation ont entretenu la confusion en associant tarantula au mot de tarentule, une araignée d’une autre espèce.

 

Les mygales, de redoutables prédatrices

Les mygales forment un groupe d’arachnides de très grandes tailles (de 3cm à 10cm) et poilus. Leur nom dérive d’ailleurs du grec mugalễ qui a aussi donné musaraigne. Les mygales appartiennent au sous-ordre des mygalomorphes et, dans la grande majorité, appartiennent à la famille des theraphosidae (900 espèces). Elles vivent dans les régions chaudes du globe, désertiques ou tropicales et sont toutes capables de tisser une soie.

Les mygales sont des prédatrices et peuvent tuer avec leur venin neurotoxique des animaux aussi grands que des lézards, des souris et des oiseaux. Contrairement à la croyance populaire, la plupart des mygales sont inoffensives pour l’Homme mais leur piqûre peut être très désagréable quand même !

 

La tarentule entre dans la danse

La légendaire tarentule est Lycosa tarantula, une araignée du sous-ordre des aranéomorphes et de la famille des lycosidae. Son corps dépourvu de poils mesure au maximum 3cm. Elle vit dans des terriers des plaines arides et caillouteuses du sud de la France, en Italie et dans les Balkans.

Au Moyen Âge, on l’accusait de provoquer le tarentisme, un sommeil qui conduisait à la mort, probablement causé en réalité par une autre araignée, moins impressionnante, Latrodectus tredecimguttatus, habitant aussi la région. Pour le soigner, la tradition voulait que les villageois dansent tous ensemble la tarentelle. En réalité, c’était un moyen dans les villages de continuer à pratiquer les danses considérées comme païennes par les autorités religieuses.