Atrax

Atrax Robustus

 

Atrax robustus est une mygale terrestre de la famille des Hexathelidae.

Elle est originaire d’Australie

Venin très actif, très dangereuse pour l’homme, ne jamais manipuler

 

 

Description:

Ces araignées ont un corps dont la longueur varie entre 1cm à 5cm. Elles sont de couleur sombre, allant du noir/bleu-nuit à brun orangé avec une carapace brillante et lisse recouvrant la partie antérieure du corps. À l’instar des araignées diplurides, certaines hexathélides ont une filière relativement allongée. C’est particulièrement vrai pour A. robustus. Les sujets mâles présentent un rostre d’accouplement saillant au milieu de leur seconde paire de pattes. De même que les autres Mygalomorphae , ces araignées possèdent des chélicères pointées verticalement sous le corps qui comportent de grandes glandes venimeuses. Elles sont suffisamment longues et dures pour traverser un ongle ou le cuir de chaussures de ville.

Comportement:

Les araignées à toile-entonnoir établissent leur repaire dans des habitats humides, tièdes et naturellement protégés à l’abri de rochers, dans les troncs ou branches pourris et parfois à plusieurs mètres au-dessus du sol. On les trouve communément dans les terrains vagues et les décharges municipales, plus rarement dans les pelouses ou les espaces ouverts. Le terrier de ces araignées est couvert d’une toile irrégulière caractéristique à fils rayonnants depuis l’entrée. Contrairement aux mygales fouisseuses apparentées, les araignées à toiles-entonnoirs ne ferment pas leurs terriers d’un opercule. L’aire de répartition principale des araignées à toile-entonnoir est la côte est de l’Australie. La plupart des spécimens se trouvent dans les Nouvelles Galles du Sud, l’Australie-Méridionale, Victoria et le Queensland. La seule région exempte de ces araignées est l’ouest du continent australien et les Territoires du Nord. Elles n’hésitent pas à faire face si elles se sentent menacées ou dérangées. Ce sont de formidables prédatrices et la puissance de leurs chélicères leur permettent de venir à bout de leurs proies avec une grande facilité. Elles s’introduisent dans les maisons et cela conduit parfois à des morsures accidentelles quand l’araignée trouve refuge dans une chaussure par exemple.

Reproduction:

C’est une araignée qui se reproduit très facilement et cela pose de plus en plus de problèmes dans la région de Sydney. La période de reproduction se déroule généralement à la fin de l’été jusqu’au début de l’automne. Le mâle va confectionner une toile au sol et y attirer la femelle. Ensuite elle va soit utiliser la semence du mâle tout de suite soit la stocker pour l’utiliser plus tard. 3 à 5 mois après l’accouplement, la femelle pond 90 à 150 œufs de couleur jaune-vert. Il faut 4 ans pour qu’un mâle soit mature et environ une année de plus pour une femelle.

Très important:

Six espèces de ces araignées australiennes sont très dangereuses pour l’Homme : l’araignée à toile-entonnoir en croissant, Hadronyche formidabilis, H. cerberea, H. versuta ou araignée des Montagnes Bleues, H. infensa ou «araignée des Darling Downs» et enfin H. macquariensis ou araignée de Port Macquarie. L’examen de plusieurs morsures a montré que presque toutes les attaques mortelles pour l’homme étaient infligées par des mâles errants. Les mâles adultes, reconnaissables à la courbure caractéristique de l’extrémité de leurs pédipalpes et qui pullulent les mois d’été en quête de femelles, font preuve d’une extrême agressivité s’ils se sentent menacés. Elles ont une attirance pour les milieux aquatiques de sorte qu’il n’est pas rare d’en trouver autour des piscines voire dans le bassin lui-même. Ces araignées peuvent survivre plusieurs heures à une immersion et mordre lorsqu’on les retire de l’eau. On les trouve aussi dans les garages et sur les chantiers des faubourgs de Sydney. Contrairement à une croyance répandue, ces araignées ne sautent pas mais il est vrai qu’elles se déplacent avec une extrême rapidité.

Les morsures de l’araignée à toile-entonnoir de Sydney ont provoqué treize décès recensés dont sept chez des enfants. Tous ces décès ont pu être attribués à la morsure d’un sujet mâle. On a pu attribuer au moins un empoisonnement fatal à un représentant du genre Hadronyche Hadronyche formidabilis mais à ce jour cette thèse ne s’appuie sur aucun rapport médical. Les empoisonnements par plusieurs espèces du genre Hadronyche présentent des symptômes similaires au venin d’Atrax.

Les symptômes d’empoisonnement observés à la suite de morsures par ces araignées sont caractéristiques. La morsure est d’emblée très douloureuse du fait de la taille des chélicères pénétrant les chairs. Les marques de morsure et le saignement sont généralement bien perceptibles. Si la morsure est complète, les symptômes suivants apparaissent généralement en quelques minutes: chair de poule, suée, fourmillements et salivation, convulsions involontaires d’abord faciales puis intercostales, yeux humides, accélération du pouls et augmentation de la tension artérielle. Puis ce sont la nausée, les vomissements, le gêne respiratoire par obstruction des voies aériennes, une agitation et une confusion croissantes, l’apparition d’un rictus, un œdème pulmonaire dû à l’hypertension et une acidose métabolique. Le stade suprême s’accompagne d’une dilatation des pupilles, de tétanie, d’inconscience et d’augmentation de l’hypertension intra-crânienne. Les décès surviennent généralement par suite d’une hypotension progressive ou d’un œdème cérébral.

On trouve plusieurs toxines différentes dans le venin des araignées Atrax et Hadronyche. Collectivement, ces toxines sont regroupées sous le terme générique d’atracotoxines (ACTX) puisque toutes ces araignées appartiennent à la sous-famille des Atracinæ. Les premières toxines de cette famille que l’on a isolées étaient les δ-ACTX que l’on retrouve à la fois dans le venin d’A. robustus (δ-ACTX-Ar1 autrefois rangée dans la catégorie des robustoxines ou atracotoxines) et d’H. versuta (δ-ACTX-Hv1a autrefois appelée «versutotoxine»). Ces deux toxines produisent les mêmes syndromes d’empoisonnement chez les singes que chez les humains, ce qui suggère qu’elles sont responsables des effets physiologiques observés avec le venin pur.

 

 

 

 

Atrax Sutherlandi

Atrax sutherlandi est une mygale terrestre de la famille des Hexathelidae.

Elle est originaire d’Australie.

Venin très actif, très dangereuse pour l’homme, ne jamais manipuler

 

Description:

Atrax sutherlandi est une espèce d’ araignée australienne du genre Atrax trouvée dans les forêts de l’extrême côte sud de la Nouvelle-Galles du Sud et de l’est de Victoria . Elle a été nommée d’après le professeur Struan Sutherland dont les travaux ont abouti au succès d’un anti-venin. C’est une espèce toute jeune découverte récemment, en 2010 plus précisément.

C’est une araignée d’atracine de taille moyenne. Le mâle a une longueur de carapace d’environ 7 à 9 mm, la femelle étant légèrement plus grande avec une longueur de carapace de 7 à 10 mm. Comme sa cousine l’atrax Robustus, c’est une araignée brillante, brun foncé à noir sur la carapace et brun à noir sur l’abdomen dorsolatéral et souvent avec une teinte prune sur les pattes.

 

Comportement:

Nous ne savons pas grand chose sur cette nouvelle mygale mais nous pouvons déjà dire qu’elle est beaucoup moins agressive que A.Robustus. Son venin, dont la toxine est la même que l’Atrax Robustus, semble également moins nocif et moins puissant. La particularité du nouvel arachnide sont ses crochets de couleur rouge vif. Contrairement aux autres individus de son espèce qui arborent un dos noir et un ventre brun foncé, l’araignée a le dessous du corps et les mandibules cramoisis.

Reproduction:

Mygale terrestre qui vit dans de grandes forêts denses. On connaît encore peu de choses sur cette espèce, notamment sur son venin, ses mœurs et sa reproduction.